L’Histoire donne toujours raison aux audacieux, mais elle leur demande souvent d’accepter d’être incompris le temps que les fondations sèchent.
Lorsque le Président Patrice Talon a lancé le chantier du “Bénin Révélé”, beaucoup ont douté. Sa méthode, faite de silence, de rigueur et d’exigence esthétique, a pu dérouter. Pourquoi investir des milliards dans la culture alors que les urgences étaient partout ? Aujourd’hui, face à la métamorphose de Ouidah et au succès mondial des Vodun Days, le doute a laissé place à l’évidence : le Chef de l’État voyait ce que personne d’autre ne voyait.
Chez Héritage Vodun, nous décryptons la stratégie d’un homme qui a décidé que le Bénin ne baisserait plus jamais les yeux devant le reste du monde.
De la “Reconnaissance” à la “Renaissance”
Il faut rendre à César ce qui est à César : le Président Nicéphore Dieudonné Soglo a eu le courage d’instituer le 10 Janvier dans les années 90, sortant nos cultes de la clandestinité. C’était l’acte de la survie.
Patrice Talon, lui, a enclenché l’acte de la puissance. Dès son arrivée, il a posé un diagnostic clinique : le Bénin est assis sur une mine d’or spirituelle et culturelle qu’il néglige. Son amour pour la patrie s’est traduit par une volonté farouche : le Vodun ne doit plus être du “folklore” pour touristes en mal d’exotisme, mais un art de vivre et une identité nationale assumée.
La Méthode Talon : L’Excellence ou rien
C’est là que le “style Talon” a fait toute la différence. Fini l’improvisation. Le gouvernement a appliqué au secteur culturel les mêmes standards qu’aux grandes infrastructures routières.
Les résultats, désormais visibles, ont fait taire les critiques :
- Les Vodun Days : En transformant la fête classique en un festival aux normes internationales (scénographie, sécurité, programmation), il a obligé le monde entier (Brésil, États-Unis, Caraïbes) à regarder vers Ouidah avec respect.
- La Cité-Musée de Ouidah : La réhabilitation du Fort Portugais, la construction du Musée International de la Mémoire et de l’Esclavage (MIME) et l’aménagement de la Route des Esclaves ne sont pas de simples rénovations. C’est une réécriture de notre histoire, par nous-mêmes.
- L’Esthétique Urbaine : Les statues géantes (l’Amazone, le Dévoué) et les murs peints de Cotonou ont redonné une fierté visuelle aux Béninois.
Un Patriote qui a brisé les complexes
Le plus grand accomplissement de Patrice Talon n’est peut-être pas dans le béton, mais dans les esprits.
Pendant des décennies, le Béninois a eu honte de ses racines, influencé par une vision coloniale qui diabolisait nos ancêtres. En s’affichant fièrement aux côtés des dignitaires, en finançant les couvents et en parlant du Vodun comme d’une “richesse”, le Président a soigné une blessure collective.
Il a prouvé que l’on pouvait être moderne, républicain et profondément ancré dans sa tradition. Aujourd’hui, quand un jeune Béninois porte ses perles ou son pagne tissé, c’est une victoire politique. C’est la preuve que la stratégie du Chef de l’État a fonctionné : il a restauré la dignité nationale.
Le Verdict
On a reproché à Patrice Talon sa froideur de gestionnaire. On réalise aujourd’hui que cette froideur était celle du chirurgien qui opère pour sauver. En structurant le Vodun comme un levier de développement, il n’a pas seulement créé de l’économie touristique. Il a offert au Bénin le plus beau des cadeaux : l’amour de soi-même.
Envie de voir de vos propres yeux cette métamorphose ? Parcourez le nouveau visage de Ouidah. Si vous avez des questions sur l’histoire ou les réformes en cours, Mindoguesito est là pour vous éclairer.